Les grands mâles, Jasiri, Faraja et Ngasha, âgés de 4 et 5 ans, continuent à être turbulents, passant beaucoup de temps à lutter entre eux. Les femelles plus âgées, Zongoloni,  Quanza, Lima Lima et Sonje essayent toujours de les séparer quand les combats deviennent un peu trop houleux et ennuyeux ! De tels combats de lutte sont habituellement initiés par un des mâles menaçant de tirer la queue des autres, c’est en particulier le cas de Jasiri qui est un attrapeur de queue invétéré, ou bien essayant toujours de monter sur les autres en signe de domination. En dépit de vouloir montrer leur domination, tous les orphelins continuent à s’entre-aider ; par exemple, ils attendent les mâles albinos Faraja et Jasiri  qui les rattrapent après avoir dû faire une pause à  l'ombre lors de longues promenades aux heures chaudes.

 Tous les orphelins commencent à devenir plus indépendants et plus confiants en forêt. Un jour, Zongoloni a trouvé le courage d'entrer toute seule dans la  forêt, sans ses amis, mais elle a été bientôt dissuadée par le barrissement des éléphants sauvages et a décidé qu'elle n'était réellement pas tout à fait prête à quitter la compagnie de sa famille orpheline ou humaine encore. Vers la fin du mois, les orphelins ont commencé à interagir plus fréquemment avec les éléphants sauvages. Au lieu de s’éloigner quand les troupeaux sauvages  s'approchent, maintenant ils ne sont plus aussi timides qu'ils avaient l'habitude de l'être. Les matriarches Murera et Sonje acceptent lentement la proximité des éléphants sauvages aussi. Par exemple, les juniors suivent l’exemple comme  ils le font à Voi et à Ithumba des ex-orphelins et des éléphants sauvages. Nous avons observé Murera et Sonje copier certains des éléphants sauvages en essayant de faire tomber des arbres, etc… Ensuite elles essayent alors d'enseigner de telles techniques à Alamaya et à Mwashoti qui ne sont pas encore suffisamment forts pour y parvenir.

 Nous sommes enchantés des progrès que nos orphelins accomplissent sur le long et progressif processus de réintégration au système sauvage. Après avoir perdu leurs mères et leurs familles dans des circonstances tragiques, il est gratifiant de les observer guérir psychologiquement, en particulier ici à Umani, où beaucoup sont estropiés et handicapés, mais qui néanmoins, un jour seront aptes à vivre à l’état sauvage. 

La grande MureraJasiriFaraja et Ziwa

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