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Traduction d'après le journal des soigneurs du Sheldrick Wildlife Trust par Laurence Cornet-Noel

 

On a du mal à croire que juin a été le premier mois complet de BUMPY parmi nous : notre petit hippopotame adorable est déjà devenu un membre très apprécié de la grande famille Kaluku !

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Du côté de la Rhino Base, Apollo continue de se porter à merveille. À mesure que Tsavo s’assèche, ses compagnons zèbres ont investi ses pâturages avec un regain d’enthousiasme, ayant manifestement décidé que son territoire était l’endroit idéal où vivre. Apollo, quant à lui, semble s’être fait une raison — oserions-nous dire qu’il apprécie même leur compagnie ?

* Apollo se trouve maintenant à Rhino Base, dans le parc national de Tsavo East.

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Dès leur plus jeune âge, les hippopotames passent la majeure partie de leur journée dans l’eau. Bumpy ne fait pas exception. Juste après le lever du soleil, il sort d’un pas lourd de son enclos et se dirige tout droit vers son bassin. Ses soigneurs le suivent de près, mais il n’a pas besoin qu’on lui indique le chemin : il sait exactement où aller ! Le bassin de Bumpy est son havre de paix et le théâtre de ses exploits. À mesure qu’il grandit et devient plus fort, ses figures de natation gagnent en complexité, avec une chorégraphie en constante évolution mêlant roulades, plongeons, piqués et relevés sur le fond du bassin. L’un de ses mouvements préférés consiste à flotter sur le dos, seuls son ventre rond et ses pattes qui battent l’eau dépassant de la surface.

Bumpy

Bien sûr, toute cette danse aquatique est épuisante. Bumpy s’arrête souvent pour faire une sieste, le corps entièrement immergé à l’exception de sa tête, qu’il aime poser sur le pied de son soigneur. Dans son enclos de nuit, Bumpy se recroqueville sur un matelas moelleux, glissé juste sous la couchette de son soigneur. Vous l’aurez peut-être remarqué : Bumpy est un hippopotame très câlin.

Au début, les autres orphelins de Kaluku s’intéressaient à Bumpy avec politesse, mais à distance. Ils ne semblaient pas trop savoir quoi penser de cette petite créature aquatique corpulente. Mais ce mois-ci, toute cette réserve s’est dissipée. Gruff, Bibi et Moshi, les buffles, sont particulièrement sous le charme. Les buffles sont des animaux qui aiment se vautrer dans la boue ; il n’est donc pas tout à fait surprenant qu’ils soient attirés par le paradis aquatique de Bumpy. Gruff, qui adore l’attention quelle qu’en soit la source, se montre particulièrement affectueux envers son nouvel ami hippopotame.

Une autre amitié particulière s’est nouée entre Bumpy et Wangalla. La plus petite éléphante de Kaluku n’a généralement d’yeux que pour son soigneur, Misheck, mais elle semble avoir un faible pour le plus petit hippopotame de Kaluku. Ils forment un duo adorable, bien qu’un peu dépareillé. Wangalla essaie d’inciter Bumpy à faire des choses typiques des éléphants — un jour, elle a généreusement tenté de lui jeter de la poussière rouge sur le dos, sans se soucier du fait qu’elle ne sait toujours pas se dépoussiérer elle-même ! — tandis que Bumpy semble assez perplexe qu’elle ne veuille pas le rejoindre dans le bassin. Ces amitiés inter espèces sont toujours éphémères, mais tellement spéciales à observer.

Korbessa et Wangalla

Korbessa continue d’être une merveilleuse nounou pour Wangalla, mais il y a un privilège qu’elle n’est pas prête à partager : le tuyau d’arrosage tant convoité. Un après-midi, Wangalla a tendu la trompe vers le tuyau au moment même où Korbessa s’apprêtait à boire, et la plus âgée le lui a rapidement arraché. Wangalla a pris ce refus avec philosophie et est partie en trottinant s’amuser dans un tas de poussière tout proche.

Lamuu et Subi, quant à elles, ont noué une amitié naturelle, formant une charmante petite bande de femelles menée par Korbessa. C’est un changement de rythme à Kaluku, où les mâles sont plus nombreux que les femelles depuis plusieurs années d’affilée. Il est toutefois intéressant de noter que Lamuu et Subi ne manifestent aucun des instincts maternels de Korbessa envers Wangalla. Toutes deux ont été sauvées relativement récemment et à un âge déjà avancé, portant les séquelles physiques et émotionnelles de blessures traumatisantes infligées par l’homme. Nous pensons qu’elles ont encore besoin de temps pour se reconstruire avant d’être prêtes à endosser un rôle maternel.

Kaikai

Le mois dernier a marqué le premier anniversaire du sauvetage de Kaikai, et c’est très gratifiant de constater tout le chemin qu’elle a parcouru au cours de cette dernière année. Après le décès de sa mère de causes naturelles, Kaikai a été retrouvée en train d’essayer désespérément de téter un jeune mâle. Elle a passé ses premières nuits à Kaluku à faire les cents pas et à pleurer, en proie à la détresse. Peu à peu, grâce aux soins affectueux et patients de ses soigneurs, elle s’est transformée en cette princesse sûre d’elle et fougueuse qu’elle est aujourd’hui.

Cette assurance s’affiche pleinement chaque matin, lorsque l’on peut voir Kaikai perchée près de l’aire de préparation du lait, agitant ses oreilles avec impatience pour inciter ses soigneurs à se dépêcher. Une fois son biberon terminé — toujours à son rythme, sans se presser —, elle passe à autre chose : courir après son pneu adoré, le pousser et le faire tourner. Elle a également endossé le rôle de nounou, veillant sur Bungalu, qui a été sauvé en février. Celui-ci semble plus qu’heureux de jouer les seconds rôles auprès de sa grande sœur autoritaire et dévouée.

Pips

Il n'y a pas grand-chose à signaler concernant Pips ce mois-ci, ce qui est exactement ce qu'une girafe apprécie. Fidèle à sa nature, elle reste une présence discrète et quasi omniprésente — réussissant d’une manière ou d’une autre à être partout à la fois, bien qu’elle soit la plus grande de notre troupeau. Il n’est pas rare qu’un membre de l’équipe, en tournant au coin d’un chemin, la trouve en train de se reposer à proximité, ses longues pattes soigneusement repliées sous elle, généralement à portée de vue de Bombi et Brutus les zèbres, des buffles, ou des points d’eau de Bumpy et Musumbi. Où que se trouve Ginger, la gazelle de Grant, Pips n’est jamais très loin. Comme Twiggy avant elle, elle a minutieusement cartographié chaque acacia des environs de Kaluku et sait exactement quelles feuilles valent la peine d’être cueillies.

Chamboi

Chamboi devient un véritable rhinocéros noir : tantôt amical, tantôt fougueux, et d’une curiosité sans limites. La moindre odeur inconnue, qu’elle provienne d’un éléphant sauvage, d’un phacochère ou d’un cob à croissant, suffit à le pousser à partir en reconnaissance. Ses soigneurs le suivent de près, l’incitant à revenir avant que sa curiosité ne l’entraîne trop loin. Une fois son exploration terminée, Chamboi s’installe dans le bain de boue ou à l’ombre du grand baobab.

Du côté de la Rhino Base, Apollo continue de se porter à merveille. À mesure que Tsavo s’assèche, ses compagnons zèbres ont investi ses pâturages avec un regain d’enthousiasme, ayant manifestement décidé que son territoire était l’endroit idéal où vivre. Apollo, quant à lui, semble s’être fait une raison — oserions-nous dire qu’il apprécie même leur compagnie ?

 

Photos créditent DSWT

  Nous rappelons que pour les nouvelles et les photos nous sommes tributaires du Sheldrick Wildlife Trust et ne pouvons fournir que les informations remises concernant les orphelins, sans oublier que les traductions sont faites bénévolement sur du temps personnel.

 

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Catégorie : Le groupe de Kaluku