• Connexion parrain:

Traduction d'après le journal des soigneurs du Sheldrick Wildlife Trust par Laurence Cornet-Noel

 

Le mois d'août a débuté sur les chapeaux de roue avec une série d'acrobaties aquatiques, grâce au petit BUMPY. Il adore son nouveau bassin, comme en témoignent ses pirouettes dans l'eau ! Notre petit hippopotame alterne entre action et immobilité : tantôt il virevolte et tourbillonne, dans l'eau ou sur la terre ferme ; tantôt il dort profondément aux pieds de son soigneur.

****************************

Du côté de Rhino Base, Apollo a passé un bon mois. Malgré son indépendance grandissante, c’est un petit bonhomme incroyablement curieux qui aime être au cœur de l’action. Lorsque l’équipe se rassemble pour dîner à la cantine, il n’est pas rare d’entendre un léger souffle — ils se retournent et découvrent Apollo, imposant, derrière eux, aussi silencieux que possible ! Il en va de même lorsque des visiteurs inconnus arrivent. Apollo surgit soudain pour enquêter, se cachant souvent derrière un buisson épais. Il nous fait vraiment prendre conscience à quel point les rhinocéros peuvent être silencieux

* Apollo se trouve maintenant à Rhino Base, dans le parc national de Tsavo East.

***************************************************************

Bumpy adore jouer à chat. Lorsque son soigneur lui donne le signal de la poursuite, il bondit et file à toute allure tout autour de son bassin. Il sait qu’il a l’atout en main : quand il est fatigué, il plonge tout simplement dans son bassin et savoure sa victoire, ses petites oreilles et ses yeux dépassant de la surface.

Musumbi, notre hippopotame orphelin plus âgé, se porte également très bien. Il est aussi calme que Bumpy est capricieux, préférant rester debout pour se faire gratter plutôt que de s’ébattre. Comme ils sont tous les deux des mâles, Bumpy et Musumbi vivent dans des enclos adjacents mais séparés, où ils peuvent profiter de leur propre espace. Cela dit, ils font bon ménage et se touchent souvent le nez.

Après un bref passage chez nous, Twiggy est retournée à la vie sauvage. Nous avons pris plaisir à voir notre girafe bien-aimée en si bonne santé et si épanouie dans sa nouvelle vie. Espérons qu’elle revient nous rendre visite bientôt — peut-être accompagnée d’un petit bébé !

PipsBumpy

Pips semblait plutôt soulagée de voir Twiggy s'éloigner — elle n'appréciait décidément pas de devoir partager la vedette avec la girafe. Ayant retrouvé sa place de plus grande de la troupe de Kaluku, elle prenait plaisir à arpenter l’enclos, à grignoter toutes les branches d’acacia restantes et à observer tout ce qui attirait son attention. Elle est loin d’être aussi attentionnée que Twiggy, mais elle aime bien s’occuper de la petite troupe d’orphelins plus petits, telle une nounou silencieuse et stoïque.

Comme c’est souvent le cas à cette période de l’année, Tsavo s’assèche rapidement. Les éléphants doivent redoubler d’efforts pour trouver de la végétation à manger, y compris nos orphelins. C’est un bon entraînement pour leur vie à l’état sauvage, même s’ils bénéficient bien sûr aussi de biberons de lait, de luzerne en complément et de cubes fourragers.

Son ventre est toujours plein, mais Kaikai semble prendre le manque de verdure comme une offense personnelle — comment Mère Nature ose-t-elle lui en priver ! Elle a pris l’habitude de revenir en trombe de la brousse dès qu’elle en a envie, pour pouvoir traîner autour des écuries jusqu’à l’heure du lait. Il n’y a rien de sournois dans cette mission ; elle annonce son arrivée en barrissant bruyamment tout en courant. Cette habitude adorablement perturbatrice lui a valu un nouveau surnom : « Petite Perturbatrice ».

KaikaiBungalu

Bungalu, en revanche, est patient et ne se précipite jamais. Sauvé en février, il est arrivé dans un état vraiment critique et il lui a fallu près de six mois pour reprendre des forces. Bien que ses épaules soient encore osseuses et que ses oreilles tombent, son corps squelettique commence à s’arrondir, avec des joues rondes et une silhouette de plus en plus dodue. À son arrivée au refuge, Kaikai avait l’habitude de le malmener un peu ; mais aujourd’hui, Bungalu est assez fort pour prendre sa revanche quand elle se montre capricieuse. Nous pensons tous qu’il deviendra un très gros éléphant le moment venu.

Bungalu a récemment révélé une adorable petite habitude : lorsqu’il vient chercher son biberon de lait — toujours d’un pas régulier, contrairement au sprint de Kaikai —, il enroule délicatement les doigts de sa trompe autour de l’anse, presque comme on saisirait une tasse de thé. Il n’est pas encore assez fort pour tenir le biberon tout entier, mais il veut apporter sa contribution !

Du côté des plus grands, Subi a elle aussi une habitude originale en matière de lait. Elle a toujours refusé de boire au biberon, préférant siroter le lait à pleines trompes dans le « seau de Subi » spécial. Les soigneurs doivent rester très vigilants pendant qu’elle boit, car elle met plus de temps que celles qui boivent au biberon. Korbessa, qui ne rate jamais une occasion, se précipite souvent pour se servir à pleines trompes dans le seau de Subi. Bien qu’elle soit nettement plus grande que Korbessa, Subi ne riposte jamais ; elle est ravie de partager avec sa petite sœur.

KorbessaWangalla

Wangalla suit les traces de Korbessa, la petite gâtée. C’est une jeune éléphante très débrouillarde qui profite des privilèges liés à son statut de benjamine du troupeau — et qui n’hésite pas un instant à tirer pleinement parti de cette position ! Elle continue de décider elle-même de l’heure à laquelle elle va se coucher, se promenant dans l’enclos bien après le crépuscule, profitant de moments de détente en soirée avec ses soigneurs.

Lorsque les soigneurs se réunissent pour prendre le thé le soir, Wangalla fait un saut dans son enclos et attrape une ou deux branches à grignoter pendant qu’ils dégustent leur chai. Elle flâne sur les terrasses, passant d’un soigneur à l’autre et profitant pleinement de cette ambiance conviviale jusqu’à ce que l’heure du coucher sonne pour tout le monde.

En regardant Lamuu aujourd’hui, on oublie facilement l’état désespéré dans lequel elle a été secourue en janvier dernier. Le piège qui a failli lui trancher la patte avant gauche n’est plus qu’une légère cicatrice. La guérison n’est pas encore tout à fait terminée — elle se tient souvent en déchargeant son poids sur cette patte lorsqu’elle se repose — mais elle court, se roule par terre et se promène sans le moindre signe de boiterie. Elle a vraiment fait un immense chemin.

Même si Lamuu n’est pas aussi attentive que Korbessa, elle commence à s’intéresser davantage aux bébés. Au bain de boue, on la voit se tenir près de Wangalla d’un air protecteur pendant que celle-ci se vautre dans la boue — sans vraiment se joindre à elle, mais en la surveillant certainement d’un œil bienveillant. Peut-être qu’à présent qu’elle se sent plus forte, elle est plus à même de jouer le rôle de nounou.

LamuuChamboi

Le 17 août, nous avons sauvé une jeune éléphante du ranch de Kulalu. Elle avait été repérée toute seule, sans aucun autre éléphant en vue. Danisa, comme nous l’avons baptisée, est encore assez maigre et craintive, mais elle s’est rapidement adaptée à la vie à Kaluku. Elle est voisine de Wangalla, qui s’est montrée très magnanime face à l’arrivée d’un autre petit — peut-être parce qu’elle est toujours la plus petite !

Comme il faisait un peu plus frais ce mois-ci, Chamboi a fait l’impasse sur le bain de boue la plupart du temps — il réserve cela aux après-midis chauds et ensoleillés. Les températures plus basses lui ont donné un regain d’énergie notable. Il file à toute allure dans tous les sens, tandis que ses soigneurs halètent pour le suivre ! La piste d’atterrissage est l’un de ses lieux de prédilection. Elle offre de grands espaces pour courir, et elle est sillonné d’innombrables odeurs intéressantes, foulée jour et nuit par toutes sortes de créatures.

Quand il pose sa grande corne au sol et renifle profondément, on se demande ce qu’il détecte : des impalas, des zèbres, des cobes à croissant, des lions, des léopards, des éléphants, des lycaons… Les possibilités sont vraiment infinies.

 

Photos créditent DSWT

  Nous rappelons que pour les nouvelles et les photos nous sommes tributaires du Sheldrick Wildlife Trust et ne pouvons fournir que les informations remises concernant les orphelins, sans oublier que les traductions sont faites bénévolement sur du temps personnel.

 

 Nous vous remercions de votre soutien !